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La légende de la naissance de Bouddha

Son père, Suddhodona était le roi des Sakya (il ne fut probablement que Raja, soit propriétaire terrien de la caste des guerriers) ayant épousé la reine Maya, fort sage et vertueuse qui demeura chaste jusque dans l’état du mariage. Elle eut un jour un songe : elle vit, sans en ressentir la moindre douleur, un petit éléphant blanc à 6 défenses pénétrer dans son flanc ; la naissance aurait eu lieu 10 mois après le rêve prémonitoire. L’enfant serait né dans un bosquet du parc de Lumbini à l’ombre d’un figuier, et c’est Brahmâ lui-même qui aurait accueilli l’enfant déjà tout rempli de science et du souvenir de ses existences antérieures.

La légende dit qu’à ce moment précis toute la nature exulta en prodiges extraordinaires : les fleurs en boutons s’ouvrirent spontanément, et de divines musiques résonnèrent à toutes les oreilles… L’enfant se leva alors, regarda autour de lui puis fit 7 pas en direction des 4 points cardinaux, atteignant ainsi le sommet du monde. Le sage Asita, du fond de sa retraite himalayenne, eut la prescience de cet événement extraordinaire, et vint s’incliner devant l’enfant qui porte sur son corps les 32 marques de sa gloire à venir : son crâne présentait une excroissance, un front large et uni entre ses deux sourcils, des lobes d’oreille 3 fois plus longs que d’accoutumée, sous la plante des pieds tracée une roue aux mille rais…

L’enfant fut extraordinairement doué dès la naissance, sut très vite marcher et parler, fit preuve rapidement de qualités d’intelligence remarquable. Il apprit le traditionnel enseignement du Véda et de ses commentaires, s’initia aux rites et à la magie, connut la littérature et l’astronomie.

Par les devins penchés sur son berceau, son père apprit que Siddharta aurait une destinée exceptionnelle ; qu’il deviendrait soit un puissant monarque, soit un sage, le plus parfait des ascètes… Et bien que Suddhodana fut pieux, il préférait très franchement que son fils embrassa une belle carrière à sa suite. Il entoura donc sa jeunesse de luxe et de beauté, ne permettant pas qu’un spectacle triste ou déprimant vint assombrir ne fut-ce qu’un instant la vie du jeune prince comble ; même la vue d’une rose fanée lui fut épargnée tant était grande la crainte du roi était grande de voir son fils se tourner vers le spirituel et la compassion.

Pourtant, adolescent, Siddharta découvrit les 4 maux des hommes au cours de 4 ballades….