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Traduction du livre : aux sources du Bouddhisme

Livre écrit par Phra Met Analayo
Traduction de l’anglais en français par Benolaos

Les Sources du Bouddhisme.

Que toutes les personnes vertueuses soient bénies ; quiconque est désireux de s’affranchir de la souffrance, ou plus exactement de « Dhukka », est supposé avoir un bon capital de mérites et d’actes charitables dans une précédente vie. Parmi tous les bénéfices que pourra obtenir cette personne, l’un d’entre eux est de pouvoir expérimenter le Bouddhisme dans sa vie. Vous avez un don de l’esprit si vous êtes intéressé à la recherche de la connaissance et dans l’amélioration de la compréhension de votre être.
Si vous êtes intelligent et sensible à la philosophie, à la foi, et au Bouddhisme, les enseignements de Bouddha Gautama faisant référence au Dharma vous apparaîtront substantiels.
Pratiquer le Bouddhisme par vous-même développe votre sagesse au travers de laquelle vous pourrez comprendre la vérité et les choses de la vie. Vous serez capable de comprendre comment échapper de la douleur inhérente à l’existence et cela améliorera votre mode de vie et votre environnement. Quand vous rencontrez des obstacles dans votre vie, les valeurs et les principes du Bouddhisme vous apparaîtront plus clairs, et vous suivront tout au long des différentes étapes de votre existence.
La Thaïlande est le pays du Bouddhisme : il détient le refuge aux 3 joyaux (Bouddha, Dharma et Sangha), et ces références seront expliquées plus tard. Ce sont les 3 choses dans lesquels les Bouddhistes trouvent refuge, et qui permettent de voir plus avant. Le Bouddhisme doit être pratiqué avec conscience et avec la volonté d’améliorer sa connaissance et sa compréhension à travers lesquelles on développe la foi, et l’accès à la vraie nature du Bouddhisme.
Aujourd’hui, la plupart des Bouddhistes vénère la religion parce que leurs ancêtres faisaient de même. Ils pratiquent la religion comme une tradition sans comprendre les principes fondateurs du Bouddhisme. A cause de ce type de pratique, le Bouddhisme ne jouit pas d’une réputation et d’une image qu’il mérite mais reste une simple croyance.
Il y a plusieurs questions que je voudrais adresser aux Bouddhistes : pourquoi existe-t-il des religions ? Pourquoi actuellement devrions-nous choisir les enseignements du Noble Bouddha ? Qu’enseigne le Bouddhisme ? Qu’apporte dans notre vie le fait d’être Bouddhiste ou de ne pas l’être ? Ce sont là des questions que j’aimerais que tout le monde se pose, et en trouve les réponses.
Tout homme né sur cette terre, quelle que soit la religion en laquelle il croit, est né sans aucun souvenir de son passé ni de ce qui s’est passé avant cette vie. Personne ne sait d’où vient la vie et d’où vient toute personne. Par naissance, j’entends qui les créa comme vie, et dans quelle circonstance. Nous sommes nés sur la même planète, mais pourquoi il y a autant de vies différentes et autant de différents parcours ?
Ce sont des questions pertinentes qui restent une énigme et un mystère pour ceux qui ont essayé de le résoudre.
Pour commencer, je pense qu’il est pertinent d’en dire un peu plus sur les origines du monde selon le Bouddhisme. Le monde n’a pas été spontanément créé, mais élaboré selon les règles du Paradis qui sont destinées à toutes les créatures vivantes. Ce fut conçu comme l’endroit où les esprits se purifient pour qu’ils soient libérés du désir, et de la soif de le satisfaire. Il est supposé l’endroit où mettre au défit les êtres et les faire converger vers l’extinction du désir en les envoyant sous des formes variées comme nous pouvons en voir sur Terre des humains et des animaux. Quand bien même il n’est pas très aisé d’expliquer l’histoire de ce monde, il a ses superviseurs et ses origines.
Reposant sur ma méditation et ma dévotion au Bouddhisme, ma compréhension du monde est décrite comme suit. Voici des millions d’années, après que l’ère de Kassapa Bouddha ne se termine avec le 27ème Bouddha, le monde fut touché par un certain nombre de cataclysmes et des changements géologiques diverses sous l’impulsion de la terre, le l’eau, du vent et du feu (les 4 principaux éléments). L’ère de Kassapa Bouddha prit fin quand toute la connaissance, les témoignages et l’enseignement eurent disparu. Alors le Noble Bouddha Gautama fut le Bouddha de cette ère, le 28ème Bouddha. La période entre l’ère de Kassapa Bouddha et Noble Bouddha Gautama s’étira sur 1 million d’années. Une éternité durant laquelle il n’y eut absolument pas de religion à enseigner.
Les êtres qui occupaient les Sankharas , tout autant que les âmes sans corps étaient à ce moment-là en compétition comme l’humanité aujourd’hui. Il n’y avait pas de reddition possible, seulement la lutte, la compétition, les querelles, les conflits, l’emportement, l’exploitation les uns par les autres, etc. C’est exactement pour cette raison que le monde entier, où ces êtres ont vécu avec ou sans âme, fut effacé. Dans l’extinction, les créatures vivantes de ce temps périrent également et les âmes furent condamnées à errer. Il y en avait de différents types : certains étaient des dieux et des déesses, et d’autres étaient des formes de Brahman, Indra, etc. Mais ils avaient gardés leur même soif de satisfaire leurs désirs. Exactement le même environnement social était gouverné avec l’interdiction de toute reddition, seulement la lutte, la compétition, les querelles, et les conflits, l’emportement, l’exploitation des uns par les autres, etc.
Il n’y avait pas d’intégrité, pas d’unité, et aucune compassion pour son prochain. La société n’était qu’une crise sans fin. Cela provoqua les esprits sacrés suprêmes, qui gouvernent le Paradis, à penser à une solution pour pacifier ces âmes afin de les rendre morales, avec une compassion mutuelle, sans querelle et à les faire vivre en paix.
Après environ 20 millions d’années, les esprits suprêmes du Paradis se sont réunis pour que ces âmes trouvent divers corps pour qu’ils puissent exercer leurs esprits et canaliser leur Sankhara pour devenir moralement meilleur, pour discerner le bien du mal, et les bonnes et les mauvaises actions. Ils ont pensés à tout ça durant environ 7000 ans. Puis ils ont élaboré un plan, et cherchèrent dans tout l’univers un endroit favorable pour la vie. Ils sont passés par de nombreuses étoiles qui ne montraient qu’un seul élément, soit la terre, l’eau, le vent ou le feu.
Ils finirent par trouver la Terre que l’on connait aujourd’hui à ceci près que l’on était au moment de la régénération suivant l’apocalypse qui détruisit le monde. La terre n’était à cette époque-là qu’une planète du système solaire comme les autres sauf que son environnement n’était composé que de la terre et du feu. Sans la présence des quatre éléments fondamentaux, aucune vie ne peut émerger ni survivre. Les esprits suprêmes enquêtèrent plus avant et trouvèrent Mercure, qui possédait trois éléments mais pas le feu. Ils décidèrent de transporter les deux éléments manquants à notre planète, l’eau et le vent, afin de la rendre fertile au vivant. Quand l’opération eut lieu, les esprits sacrés se recueillirent à nouveau et en virent à la conclusion qu’il était plus sage qu’ils expérimentent la vie sur Terre avant d’envoyer les âmes occuper les Sankharas.
De nombreux ermites furent envoyés pour pratiquer la concentration mentale et enseigner pour 20 millions d’années. Les ermites avaient imaginé un animal avec les caractéristiques du singe et pensèrent qu’il pouvait participer activement et rapidement en pensant que cet animal, suffisamment éclairé, et pensèrent que le singe avait des capacités et suffisamment de sagesse. Les esprits sacrés édifièrent le plan de donner à chaque âme le corps d’un Sankhara déguisé en singe, comme l’avait imaginé l’ermite.
Tandis que les ermites effectuaient leur tâche monastique, des pellicules se formèrent sur leur corps. Ils façonnèrent de nombreux singes avec ces pellicules et firent le vœu solennel que ces pellicules donneraient à ces singes une âme. Le singe prit vie et put sentir, penser, entendre, voir, et avoir une perception tangible. Les singes servirent les ermites en leur prodiguant les aliments de la forêt. Plus tard, quand les singes attinrent l’âge de se reproduire, ils s’observèrent mutuellement et leur désir sexuel augmenta. Ils étaient dirigés par la volonté de satisfaire leur désir de suivre leur instinct sexuel pour donner naissance. Génération après génération, les espèces se différentièrent en de nombreuses races et tribunes. Quand ils commencèrent à vivre dans des ensembles plus grands, ils commencèrent à rencontrer des problèmes car chacun avait ses désirs singuliers et chacun voulait les satisfaire.
Le monde a vécu la même évolution que la société des âmes : querelles, conflits, s’exploitant les uns les autres, etc. Même après la mort des Sankharas, les âmes étaient tellement remplies de désir qu’elles flottèrent autour des gens pour lesquels ils avaient du ressentiment. Les âmes virent sur Terre sous plusieurs formes de Sankhara et les singes évoluèrent en humain. Tout d’abord, ils vécurent en forêt, sans maison, puis ils se sont développés, ils construisirent des villages, des villes, des pays, mais leur raison était toujours remplie de ressentiment causé par ce souhait à toujours vouloir satisfaire ses désirs. Leur développement évolua progressivement jusqu’à l’intelligence humaine que nous connaissons depuis plus de 2000 ans. Je suppose que ce n’est un secret pour personne que nos corps sont proches de ceux des singes, même de visage !
A mesure que ces créatures évoluaient vers des êtres humains et intelligents, ils devinrent de plus en plus conflictuels, toujours à vouloir s’imposer à l’autre, plus véhément, et prêt à tout pour assouvir ses propres désirs. A cause de ces humeurs, le Paradis édicta des règles pour réguler les actions des êtres. Ces règles sont la raison de la réincarnation. Aucune exception ne fut accordée ni aux dieux, ni aux Brahmans, ni aux Indras. Lorsque leur mérite est épuisé, ils doivent renaître. Ils ont à revenir sur Terre pour se réincarner en un corps, dont dépendra le mérite ou le karma de cet esprit, car la réincarnation doit correspondre avec les règles édictées par le Paradis (la Loi du Karma). La renaissance est le résultat des actions, bonnes ou mauvaises, qu’une âme fit dans des vies précédentes. Cette règle fut créée et appliquée pour que les êtres se tournent vers un esprit de compassion, de morale, d’altruiste, de paix, et vers l’esprit pur.
Ce monde fut généré par ces entrefaites, et gouvernées par les Lois du Karma.
La Loi du Karma est simplement basée sur une unique règle, qui est complètement neutre, qui assure que si vous faites de bonnes actions, vous avez droit à un bon traitement, et si vous faites de mauvaises actions, vous récolterez le mal. De cette façon, la loi encourage tous les êtres à rester dans ce schéma de pensée. Sur tous les êtres sans exception reposeront les actes du passé sans condition ni exception, quel qu’il ou elle soit.
On peut douter que ce soit un principe réellement Bouddhiste. Vous pouvez vous interroger sur le nombre d’occurrences faisant mention de l’âme. Laissez-moi vous expliquer. Quel que soit le Sankhara, humain ou de n’importe laquelle des créatures sur Terre, ce Sankhara est composé essentiellement de ces 4 éléments fondamentaux que sont la terre, l’eau, le vent et le feu. Ils ont formé ensemble le Sankhara, mais le Sankhara n’est rien de vivant. Il ne peut survivre sans corps. Il lui faut un corps pour qu’il puisse avoir conscience (sentir, et penser). Le Sankhara sans âme n’est rien de plus qu’un rocher ou qu’un élément organique non doté de sens. Bouddha suprême et ses grands apôtres, appelé Arahant ont passé beaucoup de réincarnations. Tous ont passé au travers de naissance et de renaissance de tous les types de vivants, Indra, Brahman, et Deva (Dieu), parce que tant que l’esprit ne peut se débarrasser de ce besoin de satisfaire ses désirs, la naissance forcément recommencera. Quand le corps meure mais que l’âme survit, elle flotte et se conforme à la Loi du Karma. C’est un processus cyclique appelé « Sangsaravata » jusqu’à ce que l’âme qui se sent fatiguée et ennuyé par ce cycle répétitif, illumine son propre karma, sa souffrance, son Dukkha (bien qu’intraduisible en français, certains mots peuvent s’en rapprocher : chagrin, affliction, douleur, anxiété, insatisfaction, inconfort, angoisse, tension, malheur et aversion. C’est aussi un terme arabe signifiant : vertige), et pratiqua (l’enseignement mental pour affranchir son esprit de ses désirs). Quand le désir dans sa totalité et la volonté attenante de le satisfaire sont éradiqués de l’esprit, alors prend fin la souffrance et les âmes n’ont plus à continuer le cycle une nouvelle fois. Le Bouddhisme est une doctrine enseignant les domaines de l’esprit, de l’âme, des cycles de réincarnation, et du karma. Il montre la direction à laquelle se conformer pour ne pas renaître une nouvelle fois.
Cependant, la plupart de hommes sont réticents à croire en les notions de mal, de péché, de charité, de mérite, ou que la réincarnation existe. Quand ils sont sur Terre dans un corps, ils passent leur vie en négligeant tout cela parce qu’ils ne se connaissent pas eux-mêmes. Ils ne comprennent pas la raison de toutes ces naissances de personnes se comportant immoralement et de manière dégradante, quand d’autres vivent leur vie de manière louable, sans tomber dans la négligence, accumulant les vertus et les mérites plutôt que des actes immoraux, et à se comporter correctement. C’est la raison pourquoi il y a deux catégories au moins d’êtres humains et deux différents sorts.
Les deux chemins sont en fait le paradis et l’enfer. Toutes les âmes, quand elles quittent la Terre, vont soit en enfer soit au paradis selon les actions précédentes qu’elles ont réalisées précédemment (Karma). Le paradis est le lieu où les âmes vont après avoir accumulé suffisamment de mérite, et l’enfer est là où les âmes immorales, qui ont perpétré des actes mauvais, iront payer leur dette pour ces actes. Si vous voulez un exemple d’enfer, vous pouvez en trouver sur Terre : au bord des routes vous pouvez voir des personnes handicapées sans abris qui dorment sur les trottoirs, dans les champs, dans les parcs publics dans la pauvreté et la faim. Certains ont besoin de faire les poubelles pour se nourrir. Un autre exemple est donné avec tous ces patients en soin intensif dans des lits d’hôpital sur lesquels on les traite avec tout ce qu’il y a de nécessaire, comme les bombonnes d’oxygène, le matériel médical varié attaché au malade jusqu’au cou qui peut recevoir les aliments nutritionnels par le biais de tubes. Ils souffrent et pleurent toute leur peine en attendant la mort à l’hôpital. Ces personnes sont un exemple de ce qu’on appelle « l’enfer sur Terre ». Toutefois la souffrance qu’ils subissent dans leur corps humain n’est qu’une petite fraction du Karma. Les péchés les plus inavouables seront payés dans le véritable enfer, ce qui vous laisse imaginer comme cela peut être terrible.
Le paradis est la destination pour ceux qui se comportent proprement et correctement, et se conforme à la morale. Ils connaissent les offrandes et ils respectent les préceptes (décrit plus tard). Quand leur corps meurt, leur âme obtient le résultat des mérites en l’état du paradis.
Quand les âmes s’incarnent dans un corps sur Terre, elles sont en fait en permanence observées par quelqu’un qui suit le corps tout au long de sa vie sur Terre. Cet observateur des actes accomplis connait véritablement toutes vos pensées et tous vos actes. Cet observateur enregistre la liste de toutes vous actions. Les Thaï appellent cet observateur « ChaoKamNaiWen ».
La Loi du Karma commença avec le début d’une vie. Il y a de nombreuses manières qui permettent à ces âmes de se diriger à travers ces obstacles qu’on rencontre tout au long de sa vie traversant divers types de souffrances quand certains vivent plus ou moins d’heureuses vies dépendant des mérites et des mauvaises actions accumulés dans le passé. Parce que tous les hommes sont nés pour accepter le Karma, de servir le Karma et pour créer un nouveau Karma. Par conséquent, chaque personne naît un jour, et va rencontrer le bonheur et la souffrance entremêlés au gré de ce qui s’est passé précédemment. Les hommes sur terre sont toujours nés avec des différences, quelle que soit la nation, la race ou la religion. Ce sont des petites différences car nous restons bien tous humains, mais beaucoup de choses diffèrent. Certains sont nés beaux, d’autres repoussants, certains sont bien faits d’autres sont handicapés ou estropiés, certains naissent de famille aisée et d’autres naissent dans de pauvres familles… Quoiqu’il en soit, il y a une chose commune à ces différences. Quelle que soit la race ou la religion, les hommes sont constitués de la même façon. Ils ont toujours nourris la désire, l’envie, l’avidité, la colère, l’arrogance ou l’ego. Ces désirs sont les facteurs déclencheurs d’actions qui les affectent physiquement, verbalement et mentalement et cela s’appelle le Karma. Il y a 2 types de Karma, le bon, et le mauvais.
Le Good Karma peut être entendu comme respectant les préceptes et réalisant des actions qui sont supposées ne pas être réprimandables, tandis que le mauvais Karma serait l’opposé, voilant les préceptes et réalisant des actions que les gens considèrent comme punissable.
Dans les temps où le Bouddha Gautama suprême à propagé la religion, la société indienne était traditionnellement catégorisée est 4 classes appelées Varnas ou système de caste :
1. Le Brahman : professeur et prêtre
2. Les Kshatriyas : guerriers, nobles et rois
3. Les Vaishyas : fermiers, commerçants, hommes d’affaire
4. Les Shudras : servants et laboureurs
Plutôt que cela, le Bouddha suprême décrivit une intelligence humaine ou nivea de sagesse dans quatre types de lotus :
1. Le niveau du Lotus sous la boue (l’idiot)
2. Le niveau du lotus au-dessus de la boue (l’imbécile)
3. Le niveau du lotus en dessous de la surface (personne normale)
4. Le lotus est au-dessus de l’eau (le génie)
Phra Anondh, le cousin et apôtre du Noble Bouddha une fois questionna Bouddha comment avaient été créés les quatre castes et les quatre niveaux d’intelligence. En fait, personne n’a jamais découvert cette classification mais cela est venu naturellement après que les actions menées par les âmes qui occupaient un Sankhara. Il y a tellement de différences dans les situations financières la sagesse et l’intelligence, le savoir et les capacités de compréhension. A présent les hommes ont changé de manière dynamique et les performances du Karma de même. Des quatre classes de départ, les gens pourraient être classés en 7 castes, elles-mêmes subdivisées en 49 sous-castes qui couvriraient 94% de la population. Cette classification est décrite comme de suivant :
-  La 1ère caste réunit les personnes qui sont handicapées ou mutilées. Elles sont nées avec des organes manquants, estropiées, sourdes ou aveugles, sans membre, un bec de lièvre, une absence de nez, souffrant de la polio, aliéné ou autiste. Elles n’ont pas de famille et pas d’amis. Elles n’ont qu’une petite intelligence ou pas du tout d’intelligence. Cette caste est subdivisée en 7 classes et concentrent environ 6% de la population globale. Les gens de cette caste ne croient en aucune religion et aucun enseignement. Ils ont tendance à ne réaliser que de mauvaises actions créant ainsi un très mauvais Karma qui se transmet de vie en vie. Cela vient principalement de faits de tortures physiques à d’autres vies – humaines ou de n’importe quelle autre forme d’animaux – dans des vies précédentes. Cette vie n’est que le résultat de tout le mauvais Karma qu’ils avaient accumulé.
-  La 2ème caste réunit les gens qui ne sont pas voulus depuis qu’ils sont dans le ventre de leur mère. Quand ils naissent, leurs mères les jettent dans une poubelle, les abandonnent sous un pont, ou les donnent à l’adoption portant pour toujours la marque de l’infamie, d’enfant abominable et détestable. Ils vivent dans de mauvaises conditions cherchant leur nourriture et les habits de seconde-main, ou vivant de la générosité des autres. Ils n’ont pas de parents qui prennent soin d’eux, pas de maison où vivre, ou d’autres familles avec qui vivre. Ils errent sans but, ils sont parfois mendiants ou servants dans quelque maison, nés pour faire ce qu’on leurs dit de faire sans jamais les récompenser. Le patron décide seul ce qu’il veut bien donner. Qu’ils le veuillent ou non. Leur nourriture, ce sont les restes des autres ou des aliments douteux. Ils ont à endurer une vie d’esclave. Souvent ils finissent dans de telles vie parce qu’ils étaient fous, d’ignorer la bienveillance de leurs parents et la grâce d’un maître. En outre, ils discutaient tout et étaient irrespectueux envers la bonté des gens autour d’eux. Les personnes de cette caste n’accumule jamais aucun mérite ni bon Karma, donc ils ont à souffrir dans leur présente vie. Cette caste peut elle aussi être subdivisée en 7 sous-castes. Cette caste représente environ 15% de la population mondiale.
-  La 3ème caste contient la majeure partie de la population dans le monde. Ils sont fondamentalement normaux mais on peut déduire de leur condition de vie les actions qu’ils ont commises par le passé. Cette caste représente 60% de la population mondiale. Les sous-castes sont les suivantes :
1. Dans la caste 1, celui qui n’a qu’une maison mais aucun terrain à cultiver pour gagner de quoi vivre
2. Dans la caste 2, celui qui a une maison, un terrain agricole mais aucun bœuf à y faire paître.
3. Dans la caste 3, celui qui a une maison, un terrain agricole, des bœufs, mais pas de blé à ensemencer pour que cela fructifie, ou pas de capital pour gagner de l’argent
4. Dans la caste 4, celui qui a tout de la caste 3 mais qui n’a aucun ouvrier pour travailler, qui ont des enfants qui les quittent à cause de leur pauvreté, quelle que soit la condition de revenus des parents, donc ils bougent sans arrêt pour trouver de meilleures places et un meilleur travail.
5. Dans la caste 5, celui qui a tout de la caste 3. Il a des enfants, mais aucun d’eux ne veut travailler le champ. Les enfants laissent leurs parents s’épuiser aux travaux à en mourir. Les personnes de cette sous-caste ne peut changer de métier puisqu’elles sont pauvres ; elles n’ont qu’à enduré le dur labeur sans aucune aide de personne.
6. Celui qui a tout. Les enfants rapportent de l’argent, suffisante pour assurer la subsistance tous les jours, tous les mois, toutes les années.
7. Celui qui est considéré comme le notable, le commerçant, le marchant. Ces gens ont de bonnes maisons, des magasins et des boutiques pour échanger les produits et ainsi accumuler les millions. Certaines familles ont vraiment réussi et vivent en bonne santé.

Les gens de cette 7ème sous-caste peuvent avoir de multiples destins qu’ils croient en la religion ou qu’ils n’y croient pas. Quand ils sont persuadés de faire de bonnes actions, ils le font parce qu’ils ne peuvent résister à la pression sociale, pas parce qu’ils croient pleinement aux enseignements de la religion. Ils ont la possibilité de donner tous les jours, mais ne le font pas constamment, aussi dans leur prochaine réincarnation leur vie pourrait fluctuer de bas en hauts, dépendant du Karma, bon ou mauvais, qu’ils ont accumulés.
-  La 4ème caste regroupe les officiers militaires des majors aux généraux ou chefs de district, gouverneurs, avec de très bons émoluments, un bon rang, et une bonne position. Ils ont le statut et le prestige. Ils représentent environ 7% de la population mondiale. Les gens de cette caste sont intelligents et avisés. Dans le passé, ils ont agi avec correction, donnant des offrandes, respectant les préceptes et s’adonnant à la méditation et un entraînement mental que l’on peut estimer par le résultat de la présente vie.
-  La 5ème caste représente les millionnaires et le clergé. Ils représentent 4% de la population. Les gens de cette caste donnent beaucoup d’offrandes et respectent les préceptes méticuleusement. Ils pratiquent la méditation et prient. Ils sont nés pour récolter les fruits de leurs actions.
-  La 6ème caste regroupe les premiers ministres et les seigneurs. Elle consiste en 7 sous-castes. Elle représente 2% de la population. Ceux de cette caste sont souvent sujets à des tendances sacrificielles, pratiquant parfois la méditation ou la préparation mentale qui peut être estimé au vu de la situation dans la présente vie.
-  La 7ème caste réunit les souverains des pays. Dans leur précédente vie, ils furent proches de la perfection, et furent remplis de mérite. Ils ont des dispositions innées, et la bonne chance. Ils ont un charisme dans le sens où ils vivent leur vie. Ils ont beaucoup de propriétés, de bien matériels, d’argent, d’or, de serviteurs et d’admirateurs. Il est difficile de trouver des gens comparables. Il n’est pas donner à tout le monde d’être souverain. Dans une de ses vies précédentes, il avait dû accumuler un énorme Karma positif. Les préceptes et la purification de l’esprit étaient les principes fondateurs. Ils ont dû avoir une accumulation jusqu’à saturation de leur bon Karma sur plusieurs vie pour atteindre ce niveau. La présidence est considérée comme d’un niveau inférieur que le statut de roi, en termes de Karma.
Vous avez maintenant une vue d’ensemble de la réalité de l’application de la Loi du Karma dans le monde réel. Les conclusions du Karma sont une réalité.
Quand les gens ne croient pas en le péché, la charité, le mérite et la punition, dans les résultats du Karma, dans les cycles de réincarnation ces personnes souvent négligent de faire des bonnes actions et peuvent préférer les mauvaises. Cela les conduit dans un état de souffrance qui est appelé « Abayaphumi » chez les Bouddhistes. Leur prochaine réincarnation pourrait être des humains de la 1ère ou 2ème caste ou pire encore, possiblement une forme de vie animale. La raison pour laquelle nous avons à classer les gens en 7 castes donne une idée de l’impact du Karma.
Pour les gens qui croient ou qui ont foi à moitié en la religion, pratiquant sous la contrainte, faisant ce que les autres font, qui se trouvent des raisons de faire la charité, parce que les autres le font, mas pas par entière et vraie foi. Leur vie prochaine sera aussi incertaine et balancée que leurs esprits, passant de haut en bas, parfois heureux parfois pas ;
D’un autre côté, si vous croyez en la Loi du Karma, vous vous sentirez honteux de faire quelque chose de mal ou de violer les préceptes. Vous préféreriez faire quelque chose de bien comme de donner des offrandes, de respecter plus de préceptes encore, et de pratiquer la méditation et le contrôle de l’esprit. Après la mort, vous iriez assurément au Paradis, ou si vous êtes encore liés à la réincarnation, vous renaîtriez en disposant des bénéfices du Karma de vos bonnes actions. Vous êtes destinés à la 4ème, la 5ème, ou la 6ème caste, ou possiblement la 7ème. Encore une fois, il y a aucun secret à cela. Tout le monde dépend de ce qu’il a fait.
Quand on a la chance de naître en tant qu’humain sur Terre, les résultats du mérite est représenté par tous les bénéfices matériels : propriétés, argent, biens matériels, or, servants, et toutes les sources de plaisir renouvelées durant toute la vie. C’est un mérite séculier. D’un autre côté, la conséquence du péché c’est de nombreuses formes de souffrance. Qui peuvent être en même temps physiques et mentales.
Je vais essayer de différentier les hommes nés sur Terre en castes sous forme pratique pour donner un exemple de la vérité du Karma. Je vais vous prier de regarder à l’intérieur de vous-même, et de voir le Karma que vous pensez avoir accumulé selon ce que vous avez fait par le passé et de chercher à trouver de quelle caste vous appartenez. Qu’est-ce que vous en pensez, maintenant ? Que feriez-vous pour éviter plus de Dhukka, plus de souffrance ? Maintenant, essayez de vous évaluer vous-même. Quand on se voit soi-même, on peut remédier à ses fautes, et améliorer sa vie avec ce qui est bon en collant plus à un cadre moral tout en évitant de contrevenir aux règles morales. Vous deviendrez alors une personne vertueuse.
Notre monde d’aujourd’hui est un monde de technologie, qui influence une grande part de l’existence humaine. Il y a toujours de nouvelles inventions, et de nouveaux développements pour répondre à la soif de l’homme à satisfaire ses désirs. Cela conduit à plus de matérialisme et plus de détérioration de la nature humaine. Nous pouvons constater de graves actions immorales dans nos sociétés mais la plupart des gens font comme si tout cela était normal. Par exemple, dans certains temples ou monastères, certaines personnes se rassemblent pour partager secrètement quelque boisson alcoolisée et en viennent même parfois à tenter d’autres de les suivre. Cela affecte ceux qui vivent dans le temps et ceux qui respectent le temple qui est considéré comme un lieu sacré. Cela créé des conflits entre les gens et les autres créatures sur Terre. Vous avez pu le voir dans tous les incidents et crises auxquels tous les hommes sont confrontés aujourd’hui. Certains viennent des instabilités économiques, certains viennent d’une détérioration de la morale, certains viennent de catastrophes naturelles de la terre, de l’eau, du vent ou du feu (les 4 éléments principaux). Ils arrivent sous des formes imprévues y compris les incidents innombrables qui causent des pertes qu’elles soient animales ou humaines : séparation, mécontentement, terreur, peur, etc. Ces événements continuent d’être durs pour les humaines qui ne connaissent pas leur karma passé. Ils ne connaissent pas leur classe comme décrites précédemment, le monde traîne donc sa misère et son malheur. Connaître les éléments de secours aide à changer, et donne une idée de la solution au problème.
On ne peut prétendre arrêter la souffrance, la pénurie, la famine, les discordes. Cela a tendance à augmenter de plus en plus, et cela continuera tant que les hommes n’auront pas compris eux-mêmes ce qui est expliqué plus haut. Le temps n’attend pas, et le monde n’est pas éternel. Nous avons la mort comme indicateur de temps de vie. La mort est une certitude, mais le moment de la mort pour tous est incertain, et dépend une fois de plus de la Loi du Karma.
Le monde est la place centrale pour offrir la charité ; c’est le lieu pour trouver la vérité. Quand nous sommes nés en tant qu’humains, nous sommes censés être les créatures magnifiques. Aussi magnifique que quoi ? En tant qu’être humain, nous sommes des esprits de raison, plus intelligents que n’importe lequel des autres animaux. Ils sont assurément moins intelligents, quels qu’ils soient, éléphants, lions, chevaux, vaches, bœufs, tigres, bisons… cela inclue les animaux comme les petits animaux tels que les insectes, les crevettes, les mollusques, les crabes, les poissons, etc. Ces animaux moins intelligents passent leur vie au jour le jour, donc leur âme qui est née sous cette forme n’est certainement pas le bon exemple à suivre car n’étant probablement pas vertueuse. Ces créatures ne sont motivées que par le plaisir, la faim, la reproduction et elles ne se préoccupent que de pouvoir accomplir ces choses, et elles ont peur de la mort. C’est la base mentale de tous les animaux, quel qu’il soit, d’où qu’il soit.
Même comme humains et êtres doués d’intelligence, nous partageons ce fondamental : nous avons peur de la mort. Nous nous inquiétons de la famine et de ne pas avoir de Karma, de n’être pas en mesure de satisfaire nos désirs sensuels. C’est ainsi pour tous les êtres humains à travers le monde entier.
Chaque fois qu’une âme vient et s’incarne dans un corps de ce monde, cette âme porte en elle ses désirs. C’est la source de tous les conflits, de tous les affrontements, de l’envie, du manque de générosité et de compassion en ceci qu’elles ne comprennent pas pourquoi et pour quoi elles sont nées. Tout le monde est seulement guidé par ses désirs croyant que c’est la bonne direction, sans aucune considération pour le revers de la médaille pour soi ou pour les autres, juste pour suivre ses propres désirs. C’est la source aux discordes et aux turbulences du monde d’aujourd’hui. C’est aussi pour cela qu’il y a des religions pour enseigner et réguler les esprits humain à vivre ensemble en paix sur terre, et d’avoir de la pitié et de la compassion, et de ne pas exploiter aveuglement son prochain, etc.
Toutefois, le Bouddhisme tel que pratiqué par les Bouddhistes de nos jours est la religion basé sur Sangsaravata, le cycle de la réincarnation. Elle a de règles concernant les conséquences de la charité du péché, e montre aux hommes le chemin pour échapper à la souffrance. En fait, le Noble Bouddha découvrit que la naissance était Dhukka, était souffrance, donc quand on a la chance de naître, nous devrions accumuler le bon Karma tout au long de notre vie, et suivre la morale, car ce sont les facteurs clés pour s’échapper du cycle. Bouddha Gautama montra aux hommes le chemin de l’émancipation. Qui croit en son enseignement peut enseigner à d’autres comment transcender sa souffrance, mais celui qui ne croit pas aura à faire face à une inextricable souffrance basée sur l’axiome qu’on bon revient le bon, et qu’au mauvais revient le mauvais.
Le Bouddhisme a toujours suivi le chemin d’un guide exalté, Bouddha. Il y a eu 27 Bouddha qui ont atteint l’illumination depuis le temps où Bouddha Gautama a reçu son premier Niyatha Vivarana (la permission de devenir le prochain lumineux) de Bouddha Dipankara. Les noms des 27 Bouddhas sont les suivants :
1. Bouddha Phra Tanhankara
2. Bouddha Phra Medhankara
3. Bouddha Phra Saranankara
4. Bouddha Phra Dipankara
5. Bouddha Phra Kondonna
6. Bouddha Phra Mangala
7. Bouddha Phra Sumana
8. Bouddha Phra Revaa
9. Bouddha Phra Sobhita
10. Bouddha Phra Anomadhassi
11. Bouddha Phra Paduma
12. Bouddha Phra Narada
13. Bouddha Phra padumuttara
14. Bouddha Phra Sumedha
15. Bouddha Phra Sujata
16. Bouddha Phra Piyadassi
17. Bouddha Phra Atthadassi
18. Bouddha Phra Dhammadassi
19. Bouddha Phra Siddharttha
20. Bouddha Phra Tissa
21. Bouddha Phra Vippassi
22. Bouddha Phra Sikhi
23. Bouddha Phra Vessabu
24. Bouddha Phra Kakusandha
25. Bouddha Phra Kakusandha
26. Bouddha Phra Konagamana
27. Bouddha Phra Kassapa
Bouddha Gautama est le Bouddha de cette ère, le 28ème Bouddha Sammasam, qui découvrit la vérité par lui-même et qui enseigna le chemin pour amener les autres à l’éveil. La doctrine et l’enseignement de Bouddha, appelés le Dharma, se sont perpétués depuis 2552 ans. Quand bien même les archives de l’histoire du Bouddhisme sont parfaitement claires, personne ne prête attention aux noms des Bouddha. Siddhartha Gautama est né à kshatriya, prince de la case des guerriers. Il était le fils du roi Shuddodana Gautama le Greand, du royaume de Shakyas, et de la reine Sirimahamaya. Ils le nommèrent Siddhartha, ce qui veut dire « celui qui atteint ses buts ». Le prince Siddhartha était très intelligent et savant dans de nombreuses branches de la science et des arts.
Quand il atteint l’âge de 1- ans, il se maria avec une belle princesse du même âge du nom de Yasodhara. Ils eurent un enfant qu’ils appelèrent Rahula. Alors que Siddhartha continuait sa vie dans des palaces plein de luxes et de plaisirs, croissait en lui une agitation et une curiosité sur le monde qui existait au-delà des murs du palace. A l’âge de 29 ans, Siddhartha en arriva à réaliser qu’il ne pourrait pas être heureux s’il vivait comme il avait toujours vécu. Il avait découvert la souffrance, et voulait partir à la recherche de l’éternelle vérité de la vie, parce qu’il pouvait percevoir l’inconstance du monde et voulait plus que tout découvrir ce qui pouvait surmonter Dhukka. C’est alors qu’il sacrifia son bonheur et s’échappa pour être ordonné à l’âge de 29 ans. Il étudia un moment avec deux gourous réputés de l’époque, mais trouva que pratique insuffisante. Alors commença-t-il à pratiquer l’austérité et l’auto-mortification que pratiquait un groupe de cinq ascétiques. Il essaya même sur lui-même des tortures physiques appelées « Dhukkarakirya » de plusieurs manières. Pendant six ans il pratiqua. Mais son but n’était pas atteint. Il redoubla ses efforts, refusant toute alimentation et eau, jusqu’à parvenir à un état proche de la mort. Un jour, une paysanne du nom de Sujata vit le religieux mourir de faim et le pria de manger un peu de son riz au lait. Siddhartha comprit alors quand ces pratiques extrêmes ne le menaient à nulle part. Qu’il avait mieux à faire pour trouver la voie du milieu entre vivre une vie mondaine et une vie niant le corps physique. Siddhartha décida qu’il resterait sous l’arbre Pippala (maintenant appelé l’arbre Bodhi) aussi longtemps que nécessaire pour que n’apparaisse les réponses au problème de la souffrance. A la fin d’une intense méditation, en une seule nuit, Siddhartha en vint à comprendre toutes ses vies antérieures et le cycle complet de naissance et de renaissance ou Samsara, et plus important encore, comprit comment en finir avec l’infinie douleur. A l’âge de 35 ans, Bouddha devint de 28ème Bouddha Sammasam, le fondateur de cette ère Bouddhique, succédant à Bouddha Kassapa. L’ère de Bouddha Gautama est censée durer 5000 ans.
Depuis le début de l’ère Bouddhiste jusqu’à nos jours, il s’est passé 2552 années, et le Bouddhisme de Bouddha Gautama devrait s’éteindre dans 2448 ans. Comme il a déjà été dit, la plupart des Bouddhistes ne se souviennent pas du vrai nom du Bouddha. Pour clarifier, l’ère Bouddhiste commence 543 ans avant l’ère Chrétienne. Dès lors, l’année 2552 de l’ère Bouddhiste équivaut à l’année 2009 Chrétienne. Avant que quiconque atteigne l’illumination, les fondements du Bouddhisme n’étaient pas une mince affaire. Le Noble Bouddha a apporté sa doctrine pour accéder, pour savoir, pour comprendre. Comme il en est actuellement ; il a dépassé la souffrance et de nombreux obstacles aussi bien physiques que mentaux. Il fit montre d’une pleine endurance, de patience, et d’un exceptionnel effort toute sa vie durant à travailler à sa propre libération, connue sous le nom d’illumination. Le terme fait référence à ses précédentes vies et au jeune homme qu’il fut sous le nom de Siddhartha Gautama avant qu’il ne devienne le Bouddha appelé Boshisatta en langue Pali. Durant ses vies Bodhisatta, il a accumulé le bon karma pour parvenir à l’illumination pour au moins 4 Asongkhai (très longue unité de temps). Il a à naître et à renaître, vie après vie. Par exemple, les 10 vies dans lesquelles il eut à se réincarner avant qu’il ne naisse Siddhartha Gautama furent :
1ère vie : né Temiya, le Prince muet, il accomplit Nekkham, ou l’indépendance au désir sensuel
2ème vie : né Mahajanaka, le Prince perdu, il accomplit Viriya, l’effort soutenu.
3ème vie : né Sama, le Fils dévoué, il accomplit Suwanasam, ou le grand pardon.
4ème vie : né Nimi, le Roi magnanime, il accomplit Athithan, ou la volonté correcte.
5ème vie : né Mahosadha, le Sage intelligent, il accomplit Panya, ou la grande intelligence
6ème vie : né Bhuridatta, le Prince Naga, il accomplit Sola, ou le précepte de la conduite morale
7ème vie : né Canta-Kumara, l’honorable Prince, il accomplit Khanti, ou la grande patience
8ème vie : né Narada, le grand Brahma, il accomplit Uppekkha, ou le sentiment neutre
9ème vie : né Bidhura-Pandita, le Sage éloquent, il accomplit Satja, l’honnêteté
10ème vie : né Vessantara, la Prince charitable, il accomplit Thana, ou le grand sacrifice.
Et la réincarnation suivante fut le Prince Siddhartha Gautama, qui devint Samman Bouddha Gautama ou Prasatsadasamma Sam Bouddha Chao Bouddha Gautama (en Thaï), fondateur du Bouddhisme.
Je rappelle, dans la bienveillance insondable et incomparable du Noble Bouddha, qu’avant de devenir Prasatsadasamma Sambuddhachao, le Noble Bouddha a fait beaucoup de choses extraordinaires et pas faciles du tout. Je me demande pourquoi la plupart des Bouddhistes ne peuvent se rappeler les noms du Noble Bouddha.
En tant que Bouddhistes et affiliés, suivre la lumière du Noble Bouddha est très instructif et très bénéfique, pour comprendre la vérité qu’il a reconnue.
Il y a trois refuges dans le Bouddhisme. Ils sont appelés les Trois Joyaux (Ti Samana Gamana (Pali) « prendre les trois refuges ») qui sont les trois principes vénérés dans le Bouddhisme :
1. Bouddha est notre refuge, parfaitement illuminé par lui-même, miraculeusement digne de la plus suprême foi, qui a enseigné aux autres ce savoir. A présent, nous avons le Noble Bouddha Gautama comme instaurateur du Bouddhisme.
2. Le Dharma est le second refuge, qui est l’enseignement de Bouddha comme principe fondamental et ligne directrice de toute vie humaine que les Bouddhistes ou leurs adeptes peuvent utiliser comme manuel pour entretenir la qualité de leur vie sociale et personnelle.
3. Sangha ou le clergé est le troisième refuge où les adeptes appliquent le Dharma et qui relaient ces enseignements à toute personne désirant suivre afin de dépasser la souffrance
Le premier des adeptes à faire mention des Trois Joyaux fut Phra Ajnata Kaundinya. Depuis lors, les Trois Joyaux Bouddha, Dharma, et Sangha furent formés au 15ème jour de la lune montante de la 8ème lune du calendrier lunaire, 45 ans avant l’ère Bouddhiste. Aujourd’hui, pas seulement le nom de Bouddha a été oublié, mais même le nom de Ajanata Kaudinya, le premier Bhikkhu Bouddhiste de la Sangha de Bouddha Gautama et premier à devenir un arhat fut également oublié.
De nos jours dans les monastères, les images de Bouddha, qui sont des symboles représentatifs du Noble Bouddha, sont signées des noms du créateur ou de la personne qui a commandé l’œuvre comme à LuangnPho Sothoa ou Phraong Dam, alors qu’il est manifeste que ces statues représentent le Noble Bouddha, et dont les caractéristiques ont été établies du temps du Noble Bouddha. A ce moment-là, sans la réincarnation du Noble Bouddha, le Dharma, son enseignement n’aurait pas existé. La robe, appelée « Trijivara » par les Bouddhistes, que revêtent les bonzes a été imaginée par le Bouddha suprême et confectionné par Phra Anondh. Cette tenue perdura de générations en générations jusqu’à ce jour. Tout ceci du temps du Noble Bouddha.
Je pense que les noms signifient quelque chose et qu’ils ont de l’importance. Comme maintenant, nous parlons du Noble Bouddha mais le nom du Noble Bouddha n’est jamais expressément prononcé, de sorte que bien peu de gens savent de quel Noble Bouddha il s’agit, et les noms de chacun d’eux avaient.
En Thaïlande aujourd’hui, nous avons pour guide un roi, et tous les citoyens connaissent le nom de leur roi. Il y a eu 8 rois de la dynastie Chakri, et nous savons que nous sommes sous le règne aujourd’hui du 9ème roi qui porte le nom de Roi Bhumibol .
A-t-on demandé au Noble Bouddha s’il voulait se rendre célèbre ou non ? Noble Bouddha n’a jamais voulu et ne voudra jamais que son nom soit connu, Noble Bouddha échappait de l’esclave de telles bassesses. Mais pour nous, en tant que Bouddhistes, croyants et adeptes qui avons tant appris par le Bouddhisme, il nous a été appris par le Noble Bouddha que l’on doit montrer de la gratitude et donner quelque chose en retour à toute personne vous ayant été. Noble Bouddha donna un cadeau magnifique toutes les entités vivantes. Le Noble Bouddha s’est sacrifié pour tous les hommes alors pourquoi les hommes en retour ne lui donneraient-ils pas quelque chose pour l’apprécier et l’honorer ? Très tristement le nom du Noble Bouddha Gautama a disparu.
Vous pouvez essayer d’observer : que l’art, la culture et les traditions Thaïlandaises sont inspirées par le Dharma et par les enseignements du Noble Bouddha Gautama.
N’est-il pas possible, pour tout un chacun, de marquer sa bienveillance auprès du Noble Bouddha en ajoutant son nom lorsque l’on chante ses louanges ?
« Namo tassa, Sitthatha Bouddha,
Gautamassa, bhakawao,
Arahato sammasambouddhassa »
qui signifierait que l’on affiche son respect pour le Noble Bouddha Gautama qui représente la parfaite illumination par lui-même, etc. Plutôt que de « Namo tassa, bhakhawato, arahato, sammasambouddhassa » ce qui veut dire : je présente mes respects à quiconque est parfaitement illuminé par lui-même, etc.
Est-ce mal ? Ça ne l’est évidemment pas, mais je vois en ces temps celui du Noble Bouddha Gautama donc nos citations de son nom devraient être nombreuses. Mon intention est justes pour tous les Bouddhistes et tous les adeptes de cette religion de réaliser que le Maître du Bouddhisme a un nom et que celui-ci est Siddhārtha Gautama. Au jour d’aujourd’hui, si vous demandez à des Bouddhistes le nom du Noble Bouddha, bien peu seront capable de vous répondre correctement. Les Bouddhistes ne savent même pas le nom de leur maître vénéré. C’est très fâcheux. C’est pourquoi je milite pour que la mention du nom du Noble Bouddha dans nos chants fasse clairement hommage à notre Noble Bouddha. Il apporta tant aux Bouddhistes. Sans lui, nous n’aurions jamais su qui nous sommes et nous n’aurions pas compris les principes qui conduisent à une vie saine. Nous n’aurions jamais su le but de toute vie, et nous n’aurions pas à notre connaissance comment sortir des souffrances cycliques de la vie.
Noble Bouddha avait la plus grande miséricorde pour tous les êtres humains et toutes les créatures, et en vint à connaître le chemin qui permet la cessation de la douleur. La première chose, c’est qu’il faut bien se comporter, et pas comme un trouble-fête ou d’harasser les autres parce ces actes Karmiques seront comme des ombres qui vous suivent de réincarnations en réincarnations, et Bouddha nous montre que la créature qui nait a son propre Dhukka. Noble Bouddha avait une grande miséricorde pour aider toutes les créatures à échapper à la douleur.
Noble Bouddha en vint à montrer que le but de la vie humaine est d’accumuler les mérites et de possiblement atteindre le Nirvana, ce qui n’est qu’une bonne chose. Développant les mérites pour accéder à la prospérité existentielle mais chaque fois que les hommes oublieront ou négligeront leur objectif principal, leurs actions tomberont à l’eau et cela se répète chaque fois que le mal prend les rênes, et ils seront pris dans un cycle long de réincarnations successives. Quand le corps meurt, l’âme doit rendre le Karma en termes de douleur, et reçoit le résultat de ce qu’a fait cette personne depuis de longs temps. Une fois né dans une créature non humaine, renaître en humain pour pouvoir créer de bonnes actions est très difficile.
A la naissance d’un humain, toutes ses actions précédentes suivent l’âme tant qu’elle vit sur Terre. Les mauvaises actions ont tendance à empêcher la personne de faire le bien une nouvelle fois, résultant dans la pauvreté, le manque de raison, la maladie, et une existence courte, tandis que les bonnes actions antérieures encourage la personne et favorise les circonstances au déroulement d’actes positifs.
Le Nombre Bouddha, miséricordieux, nous pointa la direction pour marcher au-dessus de l’océan de souffrance par l’enseignement au gens « normaux » et aux religieux.
Pour les gens normaux qui ont à développer de bonnes actions pour dépasser la souffrance de la vie, le Noble Bouddha à enseigné le Dana ou offrandes, les préceptes, et la méditation. Ce sont les voies principales pour accumuler les bonnes actions karmiques :
1. Dana ou donation : bienveillance consistant à donner et à aider les personnes en difficulté et ceux dont la souffrance est un fondamentaux. Chacun doit procéder ainsi afin que nous puissions tous vivre en harmonie les uns avec les autres. Le but de ce type d’actions karmiques positives est de purifier les esprits pour éliminer la cupidité de celui qui donne et d’assister celui qui reçoit. Ils peuvent être classifiés en trois catégories :
a. Abhaya Dana est le pardon à ceux qui ont fait du tort. Cela ne demande aucun investissement matériel, juste un investissement pour purifier l’esprit et se soumettre littéralement à la compassion. Apporter son pardon est une source de paix parce que nous sommes nés pour occuper Sanghara, nous avons à vivre en société, avec des familles, des voisins, des collègues, qui sont tous différents, nous devons donc nous préparer à pardonner quiconque nous fait du tort.
b. Amisa Dana est le don matériel comme la nourriture, l’eau, les habits, les voitures les fleurs, les matelas, les maisons, la lumière, etc. La donation donne beaucoup de mérites, mais il faut en cela que ce soit une donation pure. Les biens matériels ne peuvent provenir d’un vol, et la donation doit provenir d’une intention pure et ceci avant, pendant et après la donation. Cela doit être offert sans attendre de retour sous quelque forme que ce soit, remboursement, des biens, une distinction, ou une position, de la gloire ou de la gratitude. C’est appelé la vraie miséricorde, et à ce moment, le donneur comme le receveur se doivent de respecter à la lettre les préceptes. La meilleure donation est de donner à ceux qui sont dans le « cercle de la charité », les religieux et les temples. Dana en matériel donne la chance de naître dans une classe haute du paradis.
c. Dhamma Dana qui est la plus suprême des donations au-dessus des autres donations en ce que le donateur expose et explique le Dharma aux gens qui vivent dans la souffrance qui mène à la lumière au fond du tunnel, qui montre le chemin de la solution et pour les sauver de la douleur en pointant la direction d’un enseignement correct du Bouddhisme pour qu’ils puissent à leur tour pratiquer et se guérir soi-même pour s’affranchir de la douleur. En plus de partager sa connaissance du Dharma, d’autres voies intéressantes peuvent être engagées comme la préparation d’un texte ou d’un CD permettant de semer l’enseignement.
2. Sila est le respect des préceptes. Les 5 préceptes sont les vertus fondamentales que tout homme se doit de préserver. Les préceptes sont une question de régénération du physique, du mental et du comportement consistant en le contrôle et la purification du corps et du comportement par les esprits humains. En général, tout le monde est capable de respecter les 5 préceptes de manière permanente. Si l’homme ne respecte pas les préceptes, il n’est plus différent de l’animal :
a. Il faut s’abstenir de tuer la vie
b. Il faut s’abstenir de voler
c. Il faut s’abstenir de pratiquer l’adultère ou de conduite sexuelle inconvenante
d. Il faut s’abstenir de mentir et de tromper
e. Il faut s’abstenir de boire de l’alcool et autres intoxicants parce que cela cause des modifications et pertes de conscience, et provoque toujours de mauvais comportements.
3. La méditation ou la purification de l’esprit est le plus grand don ayant pour finalité d’éliminer ou d’éradiquer la souillure du cœur, ou tout du moins de la réduire. La méditation permet de pacifier l’esprit. Quand l’esprit est en paix, la lumière (Punya en Thaï), la sagesse et la clarté surviennent, et la personne qui pratique cela verra les choses tout naturellement.
Voilà les moyens de s’affranchir de la souffrance et de trouver la vraie félicité. Nous devrions régulièrement accumuler les mérites. Faire des donations pour éliminer la cupidité, préserver les préceptes, se contrôler pour libérer son esprit, pour garder l’esprit pur, éclairé par la prière et la méditation comme une part de sa vie quotidienne car la charité et la compassion sont les seules choses qui dirigent toutes les existences vers le chemin correct, appelé « Sukhati ».
Noble Bouddha enseigna aux bonzes la préservation de plus encore de préceptes, de faire plus de prières, de s’exercer plus encore à la méditation et à la philosophie pour se détacher de la souillure séculaire, et pour atteindre le Nirvana. La raison pour laquelle les bonzes ont à préserver toujours les préceptes est que la Sangha est le refuge des créatures et des gens qui portent et démontrent l’enseignement de Bouddha auprès des personnes en souffrance. Les bonzes sont considérés comme d’une classe bien plus élevée que les gens ordinaires. Ils sont considérés comme d’honorables personnes évoluant dans le champ de la charité pour l’accumulation du bon Karma.
Cependant, à ce jour, l’ordination des bonzes est due à de nombreux et divers objectifs, mais quiconque a été ordonné pour être fils du Nombre Bouddha (disciple) est considéré comme ayant le plus grand des mérites résultant d’une vie précédente. Quel est le but recherché à se faire ordonner bonze ? Je voudrais laisser cette question à votre propre discrétion, mais je vous demande de vous poser à vous-même cette question de savoir pourquoi pourriez-vous être ordonné, un chagrin d’amour, la perte d’un moyen d’existence, l’âge avancé, ou la pratique de la purification de l’esprit et la poursuite des pas du Noble Bouddha pour arrêter les souillures et éliminer les impuretés. Il est impératif que les bonzes de s’interroger sur ces sujets. Ils se doivent de se demander intimement à quelle classe ils appartiennent et les buts de l’ordination. Cela peut nuire à la religion parce que la cupidité et le désir peuvent encore être présents dans certains esprits. Pour les gens ordinaires, acquérir le respect, l’admiration, les responsabilités peuvent mener à plus de souillure plutôt qu’à sa cessation. En effet, tout cela manque aux personnes normales, et lorsqu’elles deviennent bonzes elles gagnent en respect, mais il peut fabriquer des amulettes ou des talismans, des charmes ce qui contrevient à la discipline.
Malheureusement, le Noble Bouddha fut le fondateur d’une religion qui se développa. Construire une religion parfaite n’est pas chose facile, mais elle est confrontée à la destruction par de multiples personnes qui pensent à leur enrichissement grâce à la foi des autres. Les moines malveillants ne sont pas bien différents des animaux et sont assurément destinés à l’enfer dans leur vie future, puisqu’ils ont manifestement contrevenu à la Loi du Karma. Ils ne croient pas en l’existence du péché et des mérites et échouent en se comportant mal sur un chemin décadent. Quel que soit le Karma de qui que ce soit, c’est ce que nous obtenons.
Heureusement, il y a des moines qui désirent emprunter le chemin de Bouddha. Ceux-là sont considérés ainsi que vous pouvez l’imaginer, ils connaissant la souffrance, ses causes, et ils savent comment éteindre la Dhukka. Ils sont toujours des personnes prospères parce qu’ils savent et peuvent différentier le péché de la charité, la bienveillance du châtiment. Vous n’emprunterez pas la voie dégradante de la souillure parce que vous comprenez que l’objectif des bonzes est de contrôler leur esprit et de la purifier afin de ne pas retourner sur Terre une nouvelle fois. C’est en fait le chemin du Nirvana, le but ultime du Bouddhisme définit par les règles du Paradis qui, pour rappel, pour que les âmes soient affranchies de la souillure, l’accomplissement de la paix réelle, le bonheur des âmes et de l’univers.
Si une âme peut s’affranchir de toutes les souillures, cette âme sera toujours au-dessus de tous les pouvoirs de ce monde. Le Noble Bouddha a montré le chemin qui mène au Nirvana, qui consiste en ces 8 constituants :
1. La compréhension correcte de la Dhukka, son origine, ses causes et le Nirvana
2. L’intention correcte, qui est l’intention de s’affranchir de la souffrance des souillures qui comportent la vengeance et les comportements malfaisants.
3. La parole correcte en s’abstenant de mentir, d’éviter le sarcasme, l’ironie, l’incitation, le bavardage, l’ironie, le parler cru, le parler irrationnellement, ou durement.
4. L’activité correcte, avec cette intention de s’abstenir de tuer, de voler, d’avoir des relations sexuelles immorales
5. Les moyens de vie corrects correspondent à l’abstention des moines à se procurer les moyens de subsistance basés sur des affaires immorales ou délictueuses, à vivre avec des occupations correctes et convenables harmonisées avec l’éthique. Les bonzes se doivent de vivre des donations pour les affranchir du commerce.
6. L’effort correct est la discipline des moines qui se satisfait de produire un effort et de le conserver stable afin d’expurger le mal, et de renforcer le Karma positif.
7. L’attention correcte est la discipline des moines qui visent l’empathie, qui connaissent le Dharma, et qui connaissent la différence entre la réalité et les apparences. Les bonzes doivent fournir plus d’efforts encore pour faire montre de diligence, de patience, de la permanente conscience et attention.
8. La concentration correcte qui correspond à l’extinction du désir sexuel et à expurger le mal jusqu’à ce que survienne la connaissance de toute chose.
Quiconque suit le chemin suggéré par Bouddha dépassera la souffrance et la souillure. Dharma, tel que je l’ai expliqué plus haut, peut faire naître chez certains d’entre vous des idées que j’ai exposées, e peuvent être sujets à des contradictions. Ce n’est pas étrange. Je n’ai pas la prétention de penser que tout le monde croira mon propos immédiatement. Je laisse cela à votre propre discrétion de comprendre par vous-mêmes si mon propos est sensible ou complétement incorrect.
Je souhaite vraiment que ce que j’ai décrit vous sera profitable, vous les Bouddhistes à la foi convenable. Beaucoup d’entre vous connaissent déjà les fondements du Bouddhisme et connaissent les raisons de notre présence sur Terre, et vont probablement découvrir comment atténuer les souffrances de la vie, et vous pouvez voir par vous-mêmes lorsque vous agissez que c’est la bonne direction pour le Nirvana.
La méditation nous porte à l’amélioration. La pratiquer est le meilleur moyen, mais toute autre chose qui par l’effort répété vous apprend à porter votre objectif plus loin est aussi bien. Le peuple Thaï se doit d’avoir l’esprit de miséricorde, avec le Bouddhisme comme guide.
Pour terminer, j’invite la parole et l’aura du Noble Bouddha Sammasam Bouddha Gautama, le Dharma et la Sangha, tous les arahants et tous les apôtres à vous apporter la protection, que vous viviez dans la joie, dans la conscience et la lucidité de dépasser les menaces pour toujours.

Notes du traducteur (NdT) :

1 : le terme de Dhukka est souvent traduit par souffrance car il n’existe pas de mot réellement équivalent en français pour traduire ce qu’est Dukkha. Pour autant, et plus exactement, Dhukka est un état de déséquilibre, d’impermanence, dont on sait qu’elle-même inéluctablement à la souffrance.
« Voici, ô moines, la noble vérité de Dukkha : la naissance est Dukkha, vieillir est Dukkha, la maladie est Dukkha, la mort est Dukkha, le chagrin et les lamentations, la douleur, l’affliction et le désespoir sont Dukkha, être uni avec ce que l’on n’aime pas est Dukkha, être séparé de ce que l’on aime ou de ce qui plaît est Dukkha, ne pas obtenir ce que l’on désire est Dukkha. En bref, les cinq agrégats de l’attachement sont Dukkha ».

2 : le Bouddhisme de la Thaïlande est le Bouddhisme Theravāda, majoritaire en Birmanie, au Cambodge, au Laos, au Sri Lanka, en Thaïlande, et dans certaines parties du Vietnam. C’est la « Doctrine des Anciens ».
Wikipédia : La doctrine du Theravâda explique comment accéder soi-même à la délivrance en devenant un arahant (personne délivrée parce qu’elle a suivi la voie enseignée par le Bouddha sans bénéficier de l’omniscience), un bodhisattva (personne qui cherche absolument à devenir un bouddha pour enseigner en pratiquant les vertus dites Pāramita) ou un Sambouddha (« Bouddha parfait », personne qui, possédant une compréhension parfaite des enseignements du Bouddha, accède à l’éveil et peut enseigner). Elle rejette catégoriquement l’idée d’un dieu créateur et tout puissant, ainsi que l’idée d’un salut obtenu par la seule dévotion et le culte des reliques. En effet d’après le canon Pāli, le Bouddha aurait dit : « On est son propre refuge, qui d’autre pourrait être le refuge » (Dhammapada, XII, 4). Cela signifie qu’on ne peut attendre de personne l’obtention de l’illumination, il faut chercher en soi-même la vérité et pour atteindre ce but suivre le Noble Chemin Octuple.

3 : Sankhara signifie formation. C’est l’énergie conséquente à une action ou à une pensée, bonne ou mauvaise. Elle est assimilable au Karma.

4 : L’arhat est la plus élevée des quatre catégories de pratiquants du bouddhisme : Sotapanna, Sakadagamin, Anāgāmi et Arhat. Les arhats vivent leur dernière vie humaine, et ne se réincarneront plus : ils atteignent le Nirvana.

5 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rama_IX