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Vocabulaire de l’architecture religieuse

Le vat, lieu de résidence de la communauté religieuse, obéit à une organisation très précise liée aux rituels religieux. Les vats regroupent les bâtiments les plus anciens de la ville, que ce soient les bâtiments liés au culte bouddhiste (that, bibliothèque, chapelle…) ou les bâtiments à usage d’habitation.

Le vat est constitué de plusieurs édifices qui rythment son organisation.

Le vihan

L’édifice principal d’une pagode laotienne est le vihan, salle de culte, qui réunit les bonzes et les fidèles. Son orientation générale se fait vers l’Est, parfois au sud ou au Nord. Autour du Vihan se trouvent des chapelles, bibliothèques, stupa, des bonzeries, l’abri du tambour, des abris ou des logements pour pèlerins et surtout l’autel du génie protecteur (Hô Phi).

Le Vihan de Louang Prabang se compose essentiellement d’une salle munie d’un piédestal où trône le Bouddha principal, d’une chaire à prêcher, d’une terrasse, et d’un porte luminaire. Les rues principales de la ville de Louang Prabang suivent naturellement le sens de la berge, les pagodes suivent cette implantation préférentielle, principalement orientée au nord-est.

Les sanctuaires de l’ancienne ville royale se caractérisent par les toitures à recouvrement ; ces toitures sont couvertes par des tuiles plates, très soignées, posées en double épaisseur. La charpente est réalisée par empilement de poteaux et poutres.

Une des caractéristiques des façades du sanctuaire de Louang Prabang est le lambrequin en bois sculpté et découpé qui tombe comme un écran entre les piliers du porche extérieur, sous le fronton : l’ensemble se compose généralement de deux arcatures jumelées avec un motif médian descendant en pointe. L’aspect particulier de ce décor en nid d’abeilles porte le nom de "Houang Pheung" (ruche). Les consoles en bois découpé et ajouré, qui soutiennent la panne sablière de la toiture, présentent des profils de courbes s’inspirant parfois d’un dragon ou d’un naga.

Les koutis

Ces habitations sont généralement de type traditionnel lao ou colonial. Ils suivent une évolution similaire à celle des maisons traditionnelles par l’adaptation des matériaux et des éléments de composition et de modénature.

La bibliothèque

Il s’agit de constructions mixtes, sur un haut soubassement. Les types les plus courants sont de forme carrée, avec les murs évasés, relevés sur un haut soubassement et couverts avec un toit de style pourtournant.

L’abri à tambour

A Louang Prabang, les abris du tambour s’élèvent presque toujours au Nord des sanctuaires. C’est une construction qui ressemble beaucoup au sanctuaire du type simple, mais la plupart des abris du tambour ne possèdent pas de murs. Certains pavillons sont sur pilotis ; ils abritent de grands tambours de pagode.

Elément de rituel, cette construction soignée ne dépasse jamais 9m2. un escalier amène sur un perron ouvert abrité d’une toiture souvent courbe et à recouvrement munie de nagas.

L’abri à pirogue

Une toiture en longueur repose sur des poteaux dont certains sont escamotables pour permettre de déplacer la pirogue. Ces constructions très simples ont un aspect provisoire. Propriété du village, les pirogues sont un symbole fort de la communauté. Traditionnellement, c’est le vat qui conserve cet élément et le mène à l’eau pour les grandes courses.

La salle de méditation

Cellules individuelles ou regroupées, elles sont réalisées en bois sur pilotis ou en maçonnerie.

La sala

C’est le lieu de réunion du village, il est généralement ouvert sur trois côtés.

La chapelle

Cet édifice se présente comme une petite salle en long avec un autel n’ayant qu’une seule ouverture. Les parois, très moulurées se rejoignent en formant un faîtage.

Le that

Le that est un édifice plein à caractère votif ou funéraire. Il renferme les reliques d’un personnage important. Il se décline sous différentes formes :

  • Stupa en forme de demi-sphère, de cloche, de bulbe ;
  • Stupa dont le support prend une valeur égale à l’élément porté ;
  • Stupa dont la partie courbe finit par devenir simple accessoire terminal

Le réfectoire

Cette pièce, le plus souvent placé dans un kouti, comporte des parois ouvertes sur l’extérieur.

La cuisine

Elle se résume à un foyer abrité d’un toit à deux pentes reposant sur des poteaux. Parmi les bâtiments annexes du vat, il faut compter les latrines qui sont les dépendances des logements des bonzes. Les latrines sont des bâtiments minuscules en maçonnerie ; elles ont le même aspect que celui des cellules.