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mardi 13 août 2019

OCTOBRE – SEPTEMBRE 27–30

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Exposition au TAEC - Musique traditionnelle

  • Du 27 octobre 2018 à 09h00 au 30 septembre 2020 à 18h00

la dernière exposition en date : « La voix du vent : instruments traditionnels au Laos », est maintenant ouverte au public après plus de deux ans de recherche et de documentation approfondies dans les régions isolées du nord du Laos, sous la direction de Marie-Pierre Lissoir, ethnomusicologue belge, et l’équipe de recherche TAEC.

Exposition hautement interactive et intime, les espaces d’affichage montrent trois contextes importants de pratiques instrumentales : le rituel, la fabrication d’instruments et la cour. Grâce à la reconstitution de la scène du village, aux stations audio et aux kiosques interactifs de vidéos et de photographies, les visiteurs entreront dans un monde rarement vu par le grand public.

Au Laos, la musique et les instruments de musique font partie de la vie quotidienne. Que ce soit pour des divertissements, des amours ou des rituels, pour bannir la solitude, apprendre aux enfants ou communiquer avec les esprits, les pratiques musicales touchent chaque membre de la communauté tout au long de l’année. Il est maintenant difficile et urgent de documenter ces instruments, de la construction au jeu, à mesure que la modernité prend le dessus et remplace les réglages intimes et les chansons par des amplificateurs, des microphones et de la musique préenregistrée. La musique est la voix d’une communauté, la voix d’un pays. Une voix en constante évolution, comme toute activité humaine.

Cette exposition coïncide également avec l’inscription récente par l’UNESCO de la musique de l’orgue à bouche ou « khaen » sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Il s’agit de la toute première inscription du pays sur la liste du PCI et d’un pas en avant positif pour la sauvegarde de la transmission des connaissances, des compétences et du sens de cet instrument emblématique pour les générations futures.

Le TAEC aimerait remercier le Fonds des ambassadeurs des États-Unis pour la préservation de la culture pour avoir rendu possible cette recherche critique et William Klausner pour son soutien à la création de l’exposition.

« Les voix du vent : instruments traditionnels au Laos » sera présenté jusqu’à l’automne 2020.

Du conservateur : « La musique peut être explorée de nombreuses manières. Il y a le rôle de la musique dans les cérémonies et célébrations traditionnelles, mais aussi la fabrication d’instruments, les techniques de jeu et le déclin de l’apprentissage. Le Laos est particulièrement fascinant parce que de nombreux instruments sont utilisés pour communiquer, qu’il s’agisse de faire passer un message à travers les montagnes avec le son puissant d’une feuille ou d’exprimer votre amour avec le son discret de la harpe à mâchoires. Parler de musique, c’est parler de la vie au Laos, de ses changements et de ses défis. »- Dr. Marie-Pierre Lissoir

Musicien et instrumentiste hmong : « Il y a tellement de gens qui font du qeej, mais si je suis capable de documenter le processus de fabrication du début à la fin, j’espère que mes connaissances seront en mesure d’inspirer d’autres personnes à ne pas abandonner leur culture et leurs traditions, à ne pas d’abandonner leurs ancêtres et leurs esprits de famille. Je veux laisser ce message pour la génération à venir. »- M. Neng Chue Vang

Les objectifs de TAEC de cette exposition :

– * Démontrer la diversité et les similitudes dans les pratiques musicales parmi les groupes minoritaires au Laos.
– * Exposer des sons et des instruments inattendus aux visiteurs dans un espace d’expérience novateur. La scénographie de l’exposition et son utilisation de différents médiums permettront une compréhension plus profonde de la musique et de ses techniques.
– * Stimuler l’intérêt des visiteurs locaux et étrangers pour les traditions musicales du Laos et son importance pour la société par le biais d’événements spéciaux et de la sensibilisation au Centre.
– * Mettre en évidence, documenter et sauvegarder les pratiques et les instruments en danger.

Découvrez les habitants du Laos au Centre d’arts traditionnels et d’ethnologie. Le TAEC est le seul musée et centre d’apprentissage du Laos consacré à la diversité culturelle. Le Centre participe à un large éventail d’activités d’engagement des musées et des communautés, reflétant son engagement à aider les communautés de minorités ethniques vivantes à préserver et à promouvoir leur patrimoine culturel tout en se tournant vers l’avenir.

Situé à Ban Khamyong, Luang Prabang, République démocratique populaire lao, le musée et la boutique sont ouverts de 9 heures à 18 heures et sont fermés le lundi. L’entrée est de 25 000 kips lao pour les adultes, gratuite pour les enfants de moins de 12 ans et les citoyens lao. La boutique TAEC située sur la route principale à Ban Vat Sene vend des objets artisanaux issus du commerce équitable fabriqués par des groupes ethniques. Il est ouvert de 9h à 21h tous les jours.

Contact :
Kristy Best, directrice des ventes et du marketing
kristy taeclaos.org
www.taeclaos.org
Mobile +856 20 5544 7895

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AOÛT 13

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Anniversaire du Laos libre

  • Mardi 13 août 2019

Lao Issara

Le Lao Issara (Laos libre, également retranscrit Lao Isara ou Lao Issala) était un mouvement nationaliste et indépendantiste laotien, créé en 1945. Le Lao Issara fut le premier à utiliser le nom de Pathet Lao, dont il constitua le premier avatar.

Le Lao Issara day est férié dans tout le Laos. Toutes les administrations sont fermées ce jour-là. Mais il ne se passe rien de particulièrement visible, ni de démonstrations, de liesse...

Situation du laos en 1945

En mars 1945, le Protectorat français du Laos est, comme le reste de l’Indochine française, investi par l’armée de l’Empire du Japon, qui a réalisé un coup de force contre les Français. Le roi Sisavang Vong, fidèle à la France, refuse tout d’abord de proclamer l’indépendance que réclament les Japonais, avant de s’exécuter sous la contrainte et de se considérer comme prisonnier.

Le prince Phetsarath Rattanavongsa, premier ministre indépendantiste, se trouve dès lors en porte-à-faux avec le monarque. Après la capitulation des Japonais le 15 août, Phetsarath tente d’éviter le retour des Français. Soutenu par la société indépendantiste Lao Pen Lao, très présente dans le sud du pays, il décrète le rattachement de tous les anciens services fédéraux à son gouvernement : Le 15 septembre, il proclame un nouveau gouvernement révolutionnaire, désigné sous le nom de Lao Issara. Phetsarath est rejoint le 7 octobre par son demi-frère le « prince rouge » Souphanouvong, très lié aux indépendantistes vietnamiens du Vi ?t Minh, et qui vient de fonder dans le sud une force militaire baptisée Armée de libération et de défense lao et un Comité du Laos Indépendant.

Le 10 octobre, le roi démet de ses fonctions Phetsarath, qui annonce tout d’abord son retrait de la vie publique. Mais le Lao Issara entre aussitôt en conflit avec le roi : un comité populaire » de trente-quatre membres crée le 12 octobre une chambre des représentants, dont la plupart des membres nommés ne sont informés de leur nomination qu’après coup, et promulgue une constitution provisoire. L’ancien gouverneur provincial Xieng Mao devient chef du gouvernement Lao Issara, formé le 15 octobre. Le Comité du Laos indépendant de Souphanouvong et le gouvernement Lao Issara fusionnent le 30. Phetsarath annonce la formation d’un royaume lao regroupant toutes les principautés et le royaume de Luang Prabang et, le 4 novembre, est nommé chef de l’État lao (Pathet Lao).

Le roi Sisavang Vong, détrôné, est mis en résidence dans son palais de Luang Prabang. L’ancienne famille royale de Vientiane est très présente dans le gouvernement, et y transpose sa rivalité avec la famille royale de Luang Prabang : Souvanna Phouma et Souphanouvong, respectivement frère et demi-frère de Phetsarath, détiennent des portefeuilles ministériels.

Le Lao Issara au pouvoir

Le gouvernement Lao Issara, uni par son désir de garantir l’indépendance du Laos, est très hétérogène : si Xieng Mao est désireux d’éviter la main-mise vietnamienne sur le Laos, Souphanouvong, marié à une vietnamienne et ayant passé de nombreuses années au Viêt Nam, est au contraire très partisan de l’alliance avec Hô Chi Minh. Les membres du Lao Issara, gouvernants improvisés, ont des difficultés à contrôler la situation et à mobiliser le peuple, malgré leur efforts pour réorganiser la société, notamment en rouvrant les écoles et en suscitant des mouvements de jeunesse. Le gouvernement est surtout handicapé par son incapacité à faire rentrer des recettes dans le trésor national, alors que l’occupation du Laos les troupes de la République de Chine, surtout occupées à piller l’opium des hauts plateaux plutôt qu’à rétablir l’ordre. Le pouvoir indépendantiste n’a bientôt plus aucun moyen financier.

Au premier trimestre 1946, les Français trouvent un modus vivendi avec les Chinois et le Vi ?t Minh, et peuvent tourner leur énergie vers le Laos. Les troupes françaises réinvestissent progressivement le pays : Phetsarath, pour légitimer son pouvoir, est obligé de se tourner vers le roi Sisavang Vong qui, le 23 avril, accepte après de longues palabres de devenir le monarque constitutionnel d’un Laos unifié. Mais en mai, le gouvernement Lao Issara doit prendre la fuite face à l’avancée des Français. Le 13 mai, le roi déclare nuls et non avenus tous les actes promulgués depuis l’occupation de la capitale par les Japonais.

Réfugiés pour la plupart à Bangkok, en Thaïlande, les membres du Lao Issara animent un gouvernement en exil du Pathet Lao, présidé par Phetsarath et appuyé par le Vi ?t Minh. Les hommes de Hô Chi Minh développent leurs réseaux de guérilla vers le Laos, et hébergent sur leur territoire un comité Lao Issara de l’est.

Fin du Lao Issara

Le 27 août 1946, le Royaume du Laos est officiellement unifié par les Français, en tant qu’État associé de l’Union française. Le mouvement Lao Issara de Phetsarath ne semble pas alors songer à reprendre les armes. La reprise de la violence vient de Souphanouvong : un comité Thaïlande-Viêt Nam-Laos-Cambodge est créé, sous sa présidence, dans le but de créer une agitation à la frontière entre la Thaïlande et le Laos. Hô Chi Minh accorde également des subsides au comité de Phetsarath, le Lao Issara apparaissant de plus en plus subordonné à l’indépendantisme vietnamien. Souphanouvong développe à partir de septembre 1947, avec l’appui du Vi ?t Minh, un mouvement de guérilla anti-français.

Le roi Sisavang Vong, désireux de briser cette alliance, tend la main aux insurgés et leur offre une amnistie dès l’été 1947 : Souphanouvong refuse, mais Phetsarath se montre sensible à l’offre. En novembre 1947, un coup d’État en Thaïlande amène à un changement de gouvernement : le comité Lao Issara de Bangkok se trouve dès lors isolé politiquement, privé de ses soutiens locaux, et le mouvement se divise.

Le 19 juillet 1949, le Laos obtient de la part de la France une indépendance accrue : une partie des membres du Lao Issara, parmi lesquels Souvanna Phouma, se déclarent satisfaits et acceptent de revenir au pays. Le 24 octobre, le mouvement est déclaré dissous à Bangkok et la majorité des membres du comité retournent au Laos pour se rallier au gouvernement royal. Phetsarath, lui, reste à Bangkok, tandis que Souphanouvong refuse de se soumettre et continue la lutte. Dès août 1950, il refonde avec l’appui du Vi ?t Minh un gouvernement provisoire du Pathet Lao, qui jouera un rôle dans la guerre d’Indochine puis dans la guerre du Viêt Nam, avant de prendre le pouvoir en 1975 après la fin de la guerre civile laotienne.

Extrait de Wikipedia

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